Le MACA

Le MACA

 

Noms communs : maca, ginseng péruvien.
Nom botanique :
Lepidium meyenii, famille des brassicacées ou crucifères.
Noms anglais :
maca, peruvian ginseng.

Partie utilisée : le tubercule.
Habitat et origine :
plante vivace maraîchère, apparentée au radis et au cresson de jardin (crucifères), qui ne croît que sur certains hauts plateaux des Andes (3 500 m à 4 500 m d'altitude) au Pérou, et, dans une moindre mesure, en Bolivie.

 Les plantes et les suppléments censés stimuler la vigueur sexuelle ont toujours été populaires, mais les données scientifiques probantes manquent souvent pour documenter leur efficacité. Voilà pourquoi PasseportSanté.net a entrepris de donner l'heure juste sur ces produits. D'autant plus que le marché regorge de cocktails qui contiennent trois, quatre et parfois même jusqu'à 10 ou 12 ingrédients différents : l'innocuité et l'efficacité de telles préparations sont impossibles à déterminer.

Indications: Favoriser la fertilité, traiter les dysfonctions sexuelles, stimuler le système immunitaire, tonifier l'organisme.

Posologie

Remarques

  • Les informations sont insuffisantes pour suggérer un dosage. Les dosages recommandés par certains fabricants (de 500 mg à 1 g, trois fois par jour) ne correspondent en rien à la consommation traditionnelle qu’en font les Péruviens des hauts plateaux (Voir la section « Historique »)
  • On trouve sur le marché des extraits solides (4:1) et des extraits liquides, ainsi que des extraits normalisés en macamides et macaenes, mais on ne sait pas encore avec certitude si ces substances sont responsables des effets attribués au maca. Il est donc difficile de déterminer si une forme d'extrait ou une autre est aussi efficace que le tubercule séché et réduit en poudre, et donc, d'en déterminer le dosage.


Historique

Le maca est l'une des très rares plantes maraîchères à pouvoir survivre dans les conditions climatiques extrêmes qui sévissent sur les hauts plateaux des Andes : soleil implacable et températures élevées le jour, gel intense la nuit, vents violents et soutenus qui dessèchent la plupart des végétaux et causent une importante érosion des sols, créant de ce fait des conditions semi-désertiques. Les tubercules sont généralement cultivés en terrasses, dont certaines datent de l'époque des Incas. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges d'objets fabriqués montrant qu'on cultivait le maca dans les Andes vers 1 600 avant notre ère, c'est-à-dire bien avant les Incas.

Le tubercule était d'abord et avant tout cultivé pour sa valeur nutritionnelle. On le consommait frais, comme la patate douce, mais on le séchait également dans le but de le conserver. Les tubercules séchés étaient réduits en une poudre qui pouvait se conserver durant des années. Elle était consommée sous forme de gruau, de galettes ou de crèmes sucrées, ou échangée contre des denrées provenant d'autres régions, comme le maïs qu'on ne peut cultiver à cette altitude. Encore de nos jours, des Péruviens des hauts plateaux consomment en moyenne 500 g de maca par jour.

Selon la médecine traditionnelle péruvienne, les vertus médicinales du tubercule séché peuvent être utiles pour traiter ou soulager une foule de maux : troubles de la sexualité et de la reproduction, système immunitaire affaibli, anémie, tuberculose, troubles menstruels, symptômes de la ménopause, constipation, douleurs articulaires, dépression, etc.

Lorsque les premiers éleveurs espagnols s'installèrent au Pérou, les indigènes leur conseillèrent de donner des tubercules de maca aux animaux qui avaient du mal à se reproduire. La culture des tubercules connut alors un remarquable essor et s'étendit de l'Équateur jusqu'au nord de l'Argentine. Au cours des années 1960 et 1970, le développement de l'agriculture industrielle et des réseaux de distribution entraîna l'abandon progressif de la culture du maca. En 1982, l'International Board for the Protection of Genetic Resources (Conseil international pour la protection des ressources génétiques) déclarait que la plante était en voie d'extinction et les autorités péruviennes lancèrent des programmes incitatifs encourageant à reprendre cette culture traditionnelle.

La situation est aujourd'hui rétablie, grâce à la demande accrue pour ce produit en Amérique du Nord et en Europe, et on compte environ 1 200 hectares de terres plantées en maca en comparaison des maigres 50 hectares recensés en 1994. En 2002, cependant, une controverse a pris naissance au sujet de brevets qu’une compagnie américaine a déposés sur un extrait de maca : les producteurs péruviens dénoncent cette menace sur leur droit d’exporter cette plante menacée et cette mainmise sur un produit ancestral.

 

Recherches

Au début des années 1960, les résultats d'essais sur des rats de laboratoire démontraient que le tubercule pouvait accroître leur fertilité. D'autres études menées récemment sur des rats mâles indiquent que le tubercule peut améliorer leurs performances sexuelles et accroître la production de spermatozoïdes.

Au cours de deux essais à double insu avec placebo menés auprès d'hommes en bonne santé, des chercheurs péruviens ont pu observer que le maca faisait augmenter le désir, la production de sperme et l’amélioration de sa mobilité. L’action du maca n'est pas attribuable à une action hormonale. Toutefois, certains auteurs lancent l’hypothèse que le maca contient des composés ayant des activités similaires à la testostérone. D’autres études sont toutefois nécessaires pour démontrer cette hypothèse.

On n'a pas clairement identifié les substances qui entraîneraient un accroissement de l'activité sexuelle. Le tubercule du maca renferme un acide carboxylique qui, croit-on, pourrait agir sur le système nerveux central et stimuler ainsi l'activité sexuelle, de même qu'un sulfocyanate, une substance réputée aphrodisiaque. Il contient également divers acides aminés, dont l'arginine et l'histidine, deux substances associées au métabolisme de l'activité sexuelle et qui peuvent augmenter la circulation sanguine dans les organes sexuels grâce à leur effet vasodilatateur. Certaines des propriétés aphrodisiaques de la plante ont aussi été reliées aux acides gras qu’elle contient, ainsi qu’a des composés qui lui sont spécifiques (macamides).

Il est également possible que le maca ne soit pas un véritable aphrodisiaque et que ses effets sur l'activité sexuelle résultent plutôt de son action tonique sur l'ensemble de l'organisme, notamment en raison de sa richesse en acides aminés, des blocs de construction des protéines donnant au corps sa force et son énergie. Certains croient que le tubercule, tout comme le ginseng, agit comme un adaptogène, d'où le nom commun de « ginseng péruvien » qu'on lui donne parfois bien que, d'un point de vue botanique, il n'existe aucun lien de parenté entre les deux plantes.

 

Précautions

Contre-indications

  • Aucune connue.

Effets indésirables

  • Aucun connu.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Aucune connue.

Avec des médicaments

  • Aucune connue.


Sourcehttp://www.passeportsante.net

 

 

Naturelvie Remise
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